INTERDICTION DE MANIFESTATIONS PUBLIQUES PAR LE COMMUNIQUÉ 3 DU MPSR 2 : UNE MISE EN EN VIGUEUR A GEOMETRIE VARIABLE

Comme connu, le coup d’état du capitaine Ibrahim Traoré a été facilité par de multiples soutiens de la rue sous la bénédiction de certains proches de son prédécesseur Paul Henri Sandaogo DAMIBA qui l’ont trahi. Depuis lors, plusieurs organisations de la société civile (OSC) ont vu le jour et envahissent l’espace public à la moindre occasion tous frais payés par l’ EFFORT DE GUERRE alors que toutes les manifestations des OSC comme des partis politiques sont suspendues !

Malgré l’interdiction officielle de manifestations publiques par le communiqué n°3 du MPSR 2, ces OSC ne cessent d’organiser à coûts de dizaines de millions de FCFA des meetings voulus grands, mais trop souvent faméliques dans les grandes villes pour soutenir la Transition et intimider tous les milieux qui posent des avis critiques sur sa gestion. Au nombre des cibles de ces patriotes fin genre nouveau, les journalistes, leaders d’opinion, responsables d’OSC, organisations internationales ou nationales qui tenteraient des avis contraires aux vues du pouvoir et de son Président Ibrahim Traoré.

Tout est bon pour eux pour ruer dans les brancards et rien, absolument rien ne les émeut. Pas même les attaques les plus cruelles avec de véritables hécatombes au sein des FDS, des VDP et des autres supplétifs de l’Armée. Que dire alors des « génocides » qui frappent sans discriminer les populations civiles prises en étau entre les sicaires sans foi ni loi d’un prétendu djihad et des éléments déglingués d’une Armée qui ne fait plus mystère d’une frilosité quasi maladive qui la fait voir l’ennemi partout et en tout.

Ces individus qui se caractérisent par leurs langages orduriers, les injures et des propos haineux n’ont d’égards que pour leur Président de la Transition présenté comme une sorte de messie venu sauver le pays; bien entendu avec eux comme apôtres, certains se prenant carrément pour des anges que rien ne peut contester.

Pendant que les populations de Karma, village martyr qui a vu le tiers de sa population assassiné en une journée, pleurent leurs morts et expliquent les faits au cours d’une conférence de presse le samedi 29 avril à Ouahigouya, Burkina Remparts, un mouvement de soutien à IB s’est offert une meeting dans le même Ouahigouya en guise d’une démonstration de force pour tenter de noyer les explications des ressortissants et rescapés du drame de karma. Un bras séculier du pouvoir, le mouvement « les patriotes du Nord », lui s’est exhibé dans une conférence de presse de soutien à la transition. On a tous compris le double objectif de ces deux manifestations en faveur du pouvoir : tenter d’étouffer les vérités des victimes du massacre de Karma, attribué justement à des éléments ayant agit sous le commandement du pouvoir. Une entreprise vaine car même si la RTB qui était présente à ces 3 activités, n’a diffusé que ses reportages sur les activités des pro-IB au journal de 20h ce jour, l’écho du drame de Karma s’est fait entendre à des milliers de km, comme le reconnaîtra le pouvoir à son corps défendant.

Les choix de la télévision nationale sur les éléments à diffuser sonnent quelque part comme un aveu de culpabilité du pouvoir. Pour elle, Karma est comme une honte qu’il faut cacher. Si on peut expliquer, voir comprendre les gesticulations des nervis du pouvoir, rien ne peut par contre justifier l’attitude des journalistes de la RTB. Il s’agissait tout de même de donner des informations et des témoignages sur la mort de dizaines de burkinabè.

Comment expliquer cet ordre de priorités de la chaîne nationale entre cet événement et des rencontres de vulgaires OSC qui manifestent en soutien au pouvoir en dépit du maintien en vigueur du communiqué du MPSR qui suspend les activités des partis politiques et des OSC. Il n’y a pas longtemps ce même communiqué avait été convoqué pour refuser le BPN de l’UPC, et avertir le CDP pour non respect.

En plus du non-respect de la loi, par les officines liées au pouvoir on est en droit de chercher à connaître les sources de financement de telles activités quand on connaît leurs coûts exorbitants au regard des éléments mis en œuvre. Probablement que ces financements viennent de ceux à qui ces manifestations profitent; le pouvoir. On sait là lui aussi s’approvisionne: dans l’argent du contribuable et sans aucun doute dans l’effort de guerre.

A chacun de se faire sa propre religion sur un tel pouvoir !

Abdoulaye OUEDRAOGO
Ouahigouya

Wendmanegre

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