Burkina : le gouvernement veut assainir le secteur des ‘’villas meublées’’

Le gouvernement burkinabè a pris mercredi, des mesures visant à règlementer le phénomène des villas meublées, ces maisons équipées louées pour quelques heures ou jours, et qui font une concurrence déloyale aux établissements d’hébergement officiellement reconnus.
Le conseil des ministres du mercredi 7 juin 2023 a adopté cinq décrets d’application de la loi d’orientation du Tourisme, adoptée en avril 2020. Un de ces décrets d’application porte sur la réglementation des établissements touristiques d’hébergement. «Dans le secteur de l’hébergement, par exemple, on a un certain nombre d’activités aujourd’hui qui sont en train de prendre de l’ampleur. On peut citer les villas meublées qui fleurissent dans nos grandes villes mais qui, jusqu’à présent, échappent à la réglementation», a expliqué le ministre en charge du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Les «villas meublées» désignent des maisons avec tout le nécessaire, que leurs propriétaires louent pour quelques heures ou pour des séjours de courtes durées, sans verser aucune taxe, contrairement aux propriétaires d’établissements d’hébergement officiellement reconnus.
Jean Emmanuel Ouédraogo a aussi noté la nécessité de réglementer le secteur des agences d’hôtes et d’hôtesses.
«On voit des hôtesses à toutes les cérémonies, également dans beaucoup d’entreprises. Mais le secteur souffre d’un manque de réglementation», a justifié le ministre.
En rappel, les décrets d’application pris hier, concernent : la règlementation des établissements touristiques d’hébergement, de loisir ; la délivrance de la licence d’agences d’hôtes et d’hôtesses d’accueil ; la délivrance de licence d’opérateur de voyage et de tourisme ; l’exploitation et le classement des restaurants de tourisme.
Selon Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les délais de délivrance des autorisations vont passer de 45 à 30 jours.
Ces mesures vont permettre d’améliorer les conditions d’exercice de l’ensemble des entrepreneurs et des opérateurs dans le secteur du tourisme, de garantir une concurrence loyale, d’offrir des outils de contrôle au ministère, de créer des emplois et d’apporter une meilleure contribution au budget de l’État, a conclu le ministre.
Wendmanegre

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