Burkina : la CNDH veut de meilleures conditions pour les détenus

La Commission Nationale des Droits Humains CNDH a organisé les 24 et 25 avril 2023 à Ouagadougou, un atelier de restitution et de capitalisation de ses missions de monitoring des lieux de détention. C’était à l’occasion de la journée africaine de la détention provisoire.

« Les personnes privées de liberté sont des êtres humains vulnérables qui méritent une protection particulière de leurs droits tels que la présomption d’innocence, le droit à la dignité et à l’intégrité physique, le droit à la santé, à la sécurité et à la sûreté », a indiqué la Présidente de la Commission, Gonta Alida Henriette DA.

C’est dans cette optique que la CNDH en tant que mécanisme national de prévention de la torture et des pratiques assimilées (MNP) a effectué des missions de monitoring dans les lieux de détention et cellules de garde à vue au cours de l’année 2022 dans les régions du Nord, de l’Est, des Hauts-Bassins et du Centre.

Cet atelier visait à faire le compte rendu du déroulement de ces missions et capitaliser les résultats engrangés en vue de faire des recommandations et des actions de plaidoyers pertinents pour améliorer significativement les conditions de détention dans les lieux de privation de libertés. Il était donc attendu au sortir de cet atelier d’identifier les bonnes pratiques pouvant garantir un meilleur respect des droits humains dans les lieux de privation de liberté.

Environ soixante (60) participants, notamment les commissaires de la CNDH, des Chefs de service technique, des représentants du ministère en charge des droits humains, des Directeurs des maisons d’arrêt et de correction MAC, des organisations de la société civile, des officiers de police judiciaire (OPJ) et les partenaires de la CNDH venus de plusieurs régions du Burkina sont présents à cet atelier.

L’ouverture des travaux a été présidé, le lundi 24 avril 2023 par la Présidente de la Commission nationale des humains. Elle avait à ses côtés le Secrétaire général par intérim de la CNDH, Lucien LOAGBOKO et le Représentant pays de l’Organisation internationale du droit de développement (IDLO), Patrick Ndikumana. Dans son allocution d’ouverture, Madame la Présidente a salué la présence effective des participants venus des zones en proie à l’insécurité.

Durant les deux (02) jours de travaux, les participants ont discuté des difficultés et insuffisances qui affectent le respect des droits humains dans les MAC et les cellules de garde à vue, identifier les préoccupations et formuler des recommandations pertinentes à intégrer au rapport 2022 de la CNDH sur la situation des droits humains au Burina Faso. Il s’agira surtout de trouver des stratégies pour renforcer le dispositif de monitoring des lieux de privation de libertés et d’échanger autour des actions de suivi de la mise en œuvre des recommandations.

L’organisation de cet atelier a bénéficié de l’appui financier de International Development Law Organization – IDLO , dans le cadre de son Programme « Appui intégré aux système de justice pénale du Mali, Burkina Faso et Niger ».

Wendmanegre

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